Dans Brevo, qui peut acheter un add-on ou changer le plan ?
Le propriétaire du compte, et toute personne à qui il accorde la permission de gérer le plan, la facturation et les informations de paiement. Cette permission est la seule clé de la page « Mon plan », d'où partent les changements d'offre et les achats d'add-ons. Point important : elle donne aussi le droit d'inviter des utilisateurs et de régler leurs permissions. Vous ne pouvez donc pas déléguer le budget sans déléguer le contrôle d'accès.
La question arrive rarement avant la facture. Un add-on apparaît, une offre a changé de palier, et personne ne sait dire qui a cliqué. Sur un compte partagé entre plusieurs équipes, c'est une question de gouvernance budgétaire avant d'être une question de comptabilité.
Brevo a une réponse claire, mais elle se lit dans trois pages d'aide différentes. Et le détail qui compte n'est pas qui peut payer : c'est ce que la permission de payer emporte avec elle.
À retenir
- Deux profils seulement : le propriétaire du compte, et les détenteurs de la permission « gérer le plan, la facturation et les informations de paiement » (Brevo).
- La permission est groupée : elle ouvre aussi l'invitation d'utilisateurs et la personnalisation de leurs permissions.
- Le retrait reste au propriétaire. Un délégué peut ajouter des utilisateurs, il ne peut pas en retirer.
- Rien de tout cela n'est visible par l'API : l'énumération des permissions de l'API Brevo compte 16 domaines fonctionnels, aucun n'est la facturation (Brevo, API).
Qui peut changer le plan ou acheter un add-on ?
Deux profils. Le propriétaire du compte, qui détient le contrôle administratif complet, et tout utilisateur à qui il a accordé la permission de gérer le plan, la facturation et les informations de paiement (Brevo, Add users and assign permissions in Brevo). Personne d'autre n'atteint la page « Mon plan ».
Cette page est le point de passage unique. C'est de là que partent le changement d'offre, l'achat d'add-ons, la modification des coordonnées bancaires et le téléchargement des factures. Brevo verrouille les quatre derrière la même permission (Brevo, Change your billing and bank details).
Autrement dit, la question « qui peut acheter un add-on ? » et la question « qui peut voir nos factures ? » ont la même réponse. Il n'existe pas de droit de lecture comptable séparé du droit de dépenser.
Une permission, trois pouvoirs
La permission budgétaire n'est pas un interrupteur isolé. Brevo précise qu'un utilisateur qui la détient pourra également inviter d'autres utilisateurs, annuler une invitation et personnaliser les permissions des utilisateurs (Brevo, Add users and assign permissions in Brevo). Trois pouvoirs, un seul réglage.
C'est la conséquence que personne ne relève. Vous voulez confier la carte bancaire à votre responsable des opérations, vous lui confiez du même geste la capacité de faire entrer des gens dans le compte et de décider ce qu'ils peuvent y faire. Le budget et le contrôle d'accès sont soudés.
Pour ce que les permissions Brevo couvrent côté envoi, et ce qu'elles ne cloisonnent pas, voyez notre article sur les permissions Brevo et l'envoi à toute la base.
Ce que le délégué peut faire, et ce qu'il ne peut pas défaire
La délégation ne se reprend pas symétriquement. Un utilisateur doté de la gestion des utilisateurs peut en ajouter, mais seul le propriétaire peut en retirer (Stitchflow, Brevo user management). Et le rôle de propriétaire lui-même ne se transfère pas sans passer par le support Brevo.
Cette asymétrie compte au moment d'un départ. La personne qui avait la main sur le budget a pu faire entrer des collègues et régler leurs droits ; défaire son travail suppose de repasser par le propriétaire, compte par compte, réglage par réglage. Il n'existe pas d'écran qui montre qui a accordé quoi.
Plusieurs guides de gestion d'utilisateurs très cités affirment que la facturation n'est pas délégable et reste réservée au propriétaire. Les pages d'aide de Brevo disent l'inverse : la permission existe et s'accorde. Si vous auditez votre compte à partir d'un guide externe, vous risquez de conclure que personne d'autre ne peut dépenser, alors que la case peut être cochée.
Que peut-on acheter depuis la page Mon plan ?
Les add-ons se prennent au même endroit, donc sous la même permission. Brevo propose notamment l'IP dédiée, des contacts supplémentaires, des sièges utilisateurs, des abonnés push et le SSO SAML, avec une disponibilité qui dépend du palier (Brevo, Customize your plan with add-ons).
| Add-on | Disponibilité selon le palier |
|---|---|
| IP dédiée | Add-on sur Professional et Enterprise ; une IP incluse par défaut en Enterprise |
| Contacts supplémentaires | Achetables sur Professional et Enterprise |
| Sièges utilisateurs | Add-on payant ; le nombre inclus dépend de l'offre |
| Abonnés push | Achetables en volume additionnel |
| SSO SAML | Add-on sur Professional, inclus en Enterprise |
Source : Brevo, Customize your plan with add-ons. Les montants ne sont volontairement pas cités : ils varient par devise et par palier, et les comparateurs tiers se contredisent. Vérifiez sur votre page Mon plan.
Notez que le multi-utilisateur suppose déjà une offre payante : l'offre gratuite ne permet pas d'inviter qui que ce soit. Les réglages fins de permissions pour les utilisateurs restreints n'apparaissent qu'à partir du palier Business. Sur les offres payantes inférieures, le choix reste grossier.
Pourquoi ne pouvez-vous pas auditer cette permission par l'API ?
Parce qu'elle n'y est pas. L'endpoint de modification des permissions utilisateur de l'API Brevo énumère 16 domaines fonctionnels, des campagnes email aux clés SMTP en passant par la gestion des utilisateurs, et aucun ne concerne la facturation ni le plan (Brevo, Update permission for a user).
Notre connecteur Brevo lit le compte avec une clé API : expéditeurs, listes, abonnés, statistiques de campagne, état du rate-limit. Nous n'avons trouvé aucun point d'entrée pour le plan, les add-ons ou la facturation, et aucune permission de facturation à lire ou à écrire.
La conséquence est concrète : cette permission ne peut être ni inventoriée, ni révoquée, ni surveillée par outillage. Elle se vérifie à l'œil, dans l'interface, un utilisateur après l'autre. C'est la seule permission Brevo dans ce cas, et c'est celle qui engage de l'argent.
Comment garder la main sur la dépense ?
Vous compensez un réglage groupé par une discipline explicite. Puisque la permission budgétaire emporte le contrôle d'accès et qu'aucun outil ne l'inventorie, la seule protection est de savoir en permanence qui la détient. Trois gestes suffisent, et aucun ne demande de changer d'offre.
Faites la liste des détenteurs, à la main
Ouvrez la page des utilisateurs et relevez qui a la permission de gérer le plan. C'est le seul inventaire possible, donc il doit être écrit quelque part hors de Brevo.
Traitez-la comme un droit d'administration, pas comme un droit comptable
Elle donne l'accès aux utilisateurs et à leurs permissions. Accordez-la à qui vous confieriez l'administration du compte, pas à qui gère seulement les factures.
Séparez la composition de l'envoi du pilotage du compte
Les équipes qui produisent des campagnes n'ont besoin ni de la page Mon plan ni de la gestion des utilisateurs. Faites passer leur travail par une couche qui leur donne un périmètre, sans toucher aux réglages du compte.
Le troisième point est celui qui tient dans le temps, parce qu'il réduit le nombre de personnes qui ont besoin d'un accès direct au compte. Pour le cadre général, voyez notre guide de la gouvernance Brevo en multi-équipes, et pour les paliers qui débloquent le cloisonnement, notre article sur les sous-comptes réservés à l'offre Entreprise.
Moins de gens dans le compte, c'est moins de gens près du bouton d'achat.
Sendgate se pose au-dessus de votre compte Brevo existant, sans migration. Les équipes composent et envoient depuis Sendgate, avec les seules listes et les seuls expéditeurs qui leur sont attribués, sans accès direct au compte Brevo ni à sa page Mon plan. La permission budgétaire reste entre les mains de ceux qui pilotent le compte. Brevo et Mailchimp sont pris en charge aujourd'hui.
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Ce qu'il faut retenir
Deux profils peuvent changer l'offre ou acheter un add-on dans Brevo : le propriétaire, et les détenteurs de la permission de gérer le plan, la facturation et les informations de paiement. La page Mon plan est le passage unique, et elle commande aussi les coordonnées bancaires et les factures.
Cette permission est groupée : elle ouvre l'invitation d'utilisateurs et le réglage de leurs permissions. Le retrait d'un utilisateur, lui, reste au propriétaire. Et rien de tout cela n'apparaît dans l'API, dont l'énumération de permissions couvre 16 domaines sans la facturation. Tenez donc votre propre liste des détenteurs, et réduisez le nombre de personnes qui ont besoin d'entrer dans le compte.
Questions fréquentes
Un utilisateur Brevo peut-il changer le plan sans être propriétaire ?
Cette permission donne-t-elle d'autres droits ?
Qui peut voir les factures et l'historique de facturation ?
Peut-on auditer cette permission par l'API Brevo ?
Un délégué peut-il retirer un utilisateur qu'il a invité ?
Sources
- Brevo, Add users and assign permissions in Brevo, consulté le 2026-08-01. help.brevo.com
- Brevo, User permissions in Brevo, consulté le 2026-08-01. help.brevo.com
- Brevo, Change your billing and bank details, consulté le 2026-08-01. help.brevo.com
- Brevo, View and download your invoices, consulté le 2026-08-01. help.brevo.com
- Brevo, Upgrade to a higher plan, consulté le 2026-08-01. help.brevo.com
- Brevo, Customize your plan with add-ons, consulté le 2026-08-01. help.brevo.com
- Brevo, Update permission for a user (référence API), consulté le 2026-08-01. developers.brevo.com
- Stitchflow, Brevo user management guide, consulté le 2026-08-01. stitchflow.com
Permissions et add-ons vérifiés le 1er août 2026. Brevo fait évoluer ses paliers régulièrement : recontrôlez la page Mon plan de votre compte avant toute décision. Aucun montant n'est cité ici, les tarifs variant par devise et par palier.
